Interview de VR Thelegend, de Groove Deluxe et d’Africa N°1

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CULTURE : Et pour boucler ce numéro d’été, rencontre avec DJ Hervé, ou plutôt devrais-je dire VR Thelegend de Groove Deluxe et Africa N°1, DJ de renom dans le milieu Hip-hop français pour ses soirées tonitruantes qu’il anime à la Favela chic avec toute sa team tous les seconds mercredis de chaque mois.

Aujourd’hui, le Festival KHEPERANKH-STREET par cette interview lui laisse la parole pour s’exprimer (à défaut des platines). Il nous fait part, parmi de nombreuses escales dans l’histoire du Hip-hop, de sa riche expérience dans le domaine du DJ-Ing mais également de sa vision de KHEPERANKH-STREET : « une démarche super intéressante » selon lui qui ravive les sources profondes du Hip-hop et offre un espace de documentation à la jeune génération.

Nous vous en disons pas plus et vous laissons le plaisir de savourer cet article à votre guise.

Festival KHEPERANKH-STREET: Bonjour! Ici, le Festival KHEPERANKH-STREET en ce lundi 24 juin rencontre DJ Hervé, plus connu sous le nom de VR Thelegend, de Groove Deluxe et d’Africa N°1 et qui animera la soirée du Festival KHEPERANKH-STREET en ce 13 juillet 2009.

Bonsoir DJ Hervé !

DJ Hervé: Bonsoir !

Festival KHEPERANKH-STREET: Donc tout d’abord, pouvez-vous nous parler de votre parcours dans la culture Hip-hop ?

DJ Hervé: Je suis entré dans la culture dans les années 80 par rapport à toutes les émissions, tous les médias qui pouvaient nous emmener toute cette vitrine américaine qui m’a directement plu. Donc, j’ai fait mes premières armes comme tout le monde dans la danse, dans tous les arts que le Hip-hop propose, c’est-à-dire les cinq disciplines, le Rap, le Graff, le Beat-box, la Danse. Et ensuite, je me suis plus retrouvé dans l’art du DJ-ing. Mais depuis 1980, je suis dedans. Depuis l’arrivée du Hip-hop en France, je suis dedans.

Festival KHEPERANKH-STREET: Ok et pourquoi avoir choisi le métier de Dj plus qu’un autre ?

DJ Hervé: Parce que lorsque j’ai eu la chance d’aller, quand j’étais jeune, dans des soirées comme le Bataclan, le Globo et autres qui étaient organisées par des anciens de cette culture et j’ai pris une claque en voyant la puissance que le DJ dégageait sur le public. Je m’explique : en fait, lorsque j’étais dans la discothèque, j’ai trouvé monstrueux le fait qu’une personne avec des disques vinyles puisse amuser autant de gens et faire vibrer autant de gens. Donc, ça m’a directement touché et j’ai voulu ressembler à ces personnes.

Festival KHEPERANKH-STREET: Etant donné votre ancienneté dans la culture hip-hop, vous avez pu être témoin de l’évolution qu’a eu cette culture au fur et à mesure du temps. Et quel est votre point de vue sur ce qu’est devenu le Hip-hop aujourd’hui au sein de la nouvelle génération ?

DJ Hervé: Pour moi, c’est une évolution logique. Je ne vais pas dire que j’adhère ou je n’adhère pas, je critique ou je ne critique pas. Je pense que chaque culture évolue selon la société dans laquelle elle vit. Et, pour moi, aujourd’hui je n’ai aucune critique sur le Hip-hop d’aujourd’hui parce que pour moi, je dirai que le Hip-hop d’aujourd’hui est l’évolution de notre Hip-hop à nous anciens. Après, dire que c’est du Hip-hop, ce n’est pas du Hip-hop, je ne suis pas trop dans cette directive. Pour moi, c’est une évolution. Après on aime ou on n’aime pas. J’ai eu la chance de vivre le Hip-hop à ses débuts et j’ai encore la chance de le vivre aujourd’hui en 2009. Pour moi, c’est une évolution.

Festival KHEPERANKH-STREET: Que pouvez-vous dire de la pionnière Max-Laure BOURJOLLY, également chorégraphe-scénographe dans le domaine des danses Hip-hop et de son initiative KHEPERANKH-STREET ? Et comment avez-vous été amené à travailler ensemble dans ce même cadre ?

DJ Hervé: Je ne connaissais pas Max-Laure personnellement avant KHEPERANKH-STREET. Mais j’ai beaucoup entendu parler d’elle vu qu’elle fait partie des piliers comme DeeNasty dans le DJ-ing. Les compétences de Max-Laure sont plus au niveau de la danse et je sais qu’à l’époque elle travaillait déjà avec MC Solaar : une personne qui était en vitrine devant nous parce que pour nous, c’était la référence. En tout cas, il faisait partie des références dans le domaine français. Donc, j’ai entendu parler de Max-Laure et de BOOGI-SAÏ, Marguerite. Lorsque j’ai vu Max-Laure un jour devant moi, la connaissant pas personnellement, le feeling est passé directement. J’appréciais déjà beaucoup la personne : il ne manquait plus que la « rencontre humaine ». Mais, par rapport aux « on dit » et par rapport à ce qu’elle a rapporté au Hip-hop, c’est une personne que je respecte beaucoup. Lorsqu’on m’a demandé de travailler avec elle, c’était pour moi une suite logique dans mon évolution.

Festival KHEPERANKH-STREET: Et quelle raisons vous ont amenées à joindre ce concept original qu’est KHEPERANKH-STREET ?

DJ Hervé: En fait, ma mission dans le Hip-hop est d’apporter ce qu’on m’a apporté. A savoir que je ne me suis pas construit tout seul. Oui, je me suis construit tout seul mais en regardant les autres. Parce que j’ai eu la chance, comme je le disais tout à l’heure, d’avoir des personnes influentes autour de moi qui m’ont beaucoup influencé dans cette culture par rapport à leur implication dans la culture. Et donc j’ai eu la chance de me faire épauler par des personnes qui m’ont donné tous les outils pour pouvoir être aujourd’hui DJ. Et donc tout normalement j’ai cru que je devais faire pérenniser ça dans le temps : retransmettre aujourd’hui ce qu’on m’avait transmis il y a quelques années. Donc, c’est pour ça que la démarche de KHEPERANKH-STREET m’a interpellé et intéressé parce que c’est une démarche de dons. Et je suis un donneur, ça va complètement dans ce sens.

Festival KHEPERANKH-STREET: Et si nous parlions du Festival KHEPERANKH-STREET ? Comme vous le savez, il fête sa première édition ce 13 juillet 2009 et a pour thème la culture urbaine et ancestrale dans le multimédia. Êtes-vous un adepte du multimédia et que vous inspire ce combiné hors du commun culture et multimédia ?


DJ Hervé: Aujourd’hui, avec l’évolution du monde, on est obligés d’utiliser les médias. Comme tu l’as rappelé tout à l’heure, je suis à l’initiative des soirées Groove Deluxe qu’on met en place tous les deuxièmes mercredis de chaque mois à la Favela Chic. Je les fais avec mon collègue et complice Texaco qui a mis en place la première structure marketing en France pour la promotion des artistes. Pourquoi je vous parle de ça ? C’est, qu’à l’époque justement, on collait des stickers parce qu’on n’avait pas le média internet sous nos mains qui donne une visibilité aux gens. Aujourd’hui, par rapport aux lois, parce qu’aujourd’hui l’affichage sauvage qui était toléré auparavant est devenu interdit et peut-être aussi par des soucis « d’écologie » parce que je pense qu’il est important de laisser un monde parfait ou en tout cas comme nous l’avons eu à nos enfants, je pense que la vitrine médiatique Internet nous permet de faire de la promotion en tout cas pour ma part de nos soirées sans faire de l’affichage sauvage ou donner des flyers dont on sait bien que beaucoup de flyers vont atterrir dans la poubelle. Les personnes le regardent et le jettent alors que sur internet, en un clic, on touche des milliers et des millions de gens alors qu’avec des flyers, si vous n’êtes pas au bon endroit au bon moment, parfois c’est assez difficile. Donc, pour moi, je pense que c’est une évolution logique par rapport aux médias parce qu’aujourd’hui, la culture Hip-hop a besoin d’avoir une vitrine. Hier, on se servait de la rue comme vitrine. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des médias Internet. Je pense qu’il faut les utiliser pour valoriser notre culture.


Festival KHEPERANKH-STREET: Les valeurs prônées par le Festival KHEPERANKH-STREET et son école Hip-hop artistique et culturelle panafricaine sont la culture urbaine et la culture ancestrale, une démarche tout à fait avant-gardiste et qui n’a jamais été proposée par une autre structure Hip-hop. Pensez-vous que les structures Hip-hop devraient plus intégrer la question historique au sein de leur enseignement comme le fait déjà KHEPERANKH-STREET ?


DJ Hervé: Je pense que ce serait une bonne idée. Pour vous donner un exemple, je sais que j’avais eu la chance il y a trois-quatre ans d’aller au Splashfestival qui se passe en Allemagne. Je ne me rappelle plus trop où c’est. Et il y a un truc qui m’avait interpellé : j’avais vu un jeune de 15 ans, il avait un poste et il écoutait le premier album de Das EFX. Il faut savoir que cet album a été distribué et enregistré en 1991. Donc, ce jeune en 1991, je ne crois pas qu’il existait : il n’était pas né. Et j’ai trouvé sa démarche bien parce que contrairement aux jeunes de France, je ne les mets pas tous dans le même sac. Mais j’ai vraiment l’impression que le public français et les jeunes français se contentent que de ce qu’on lui donne à manger alors que ce jeune m’a interpellé parce qu’en parallèle de ce qu’on lui donne à manger, il fait des recherches pour savoir qui a influencé, qui a marché pendant une période dans le Hip-hop. Das EFX, pour les personnes qui ne connaissent pas, est un groupe qui a apporté toute cette vib toastée, c’est-à-dire en rappant mais accéléré. Une vib qui est venue de Jamaïque parce que c’est vrai qu’à l’époque, il y avait un vrai lien entre le Toast et le Rap. Et, pour moi, Das EFX est vraiment un des groupes-phares parce qu’en 1991, lorsqu’ils sont arrivés avec leur musique, ils ont mis une claque aux gens. Et voir ce jeune écouter du Das EFX m’a vraiment interpellé parce qu’autour de moi, je ne connais pas beaucoup de jeunes qui ont 15 ans et qui écoutent du Das EFX. Donc, la démarche de KHEPERANKH-STREET, pour revenir à cette démarche, est super intéressante parce que je trouve que c’est bien de savoir ce qui s’est passé en 1990-91, aller se documenter pour savoir quel était le Hip-hop ou quel outil utilisaient les gens pour pouvoir valoriser leur Hip-hop pour des personnes qui n’ont pas eu comme nous l’opportunité de vivre ou de traverser le Hip-hop dans le temps. Il y a l’information que KHEPERANKH-STREET va donner et les gens vont savoir qu’il y avait un « avant-2009 ».


Festival KHEPERANKH-STREET: Vous avez eu l’occasion d’effectuer une intervention dans le cadre du programme annuel de sessions KHEPERANKH-STREET. Une intervention dans laquelle on a pu percevoir l’importance qu’a votre art à vos yeux. En quoi la transmission auprès de la jeune génération est-elle capitale à vos yeux ?


DJ Hervé: Comme je te disais tout à l’heure, pour moi c’est super simple. On m’a transmis un savoir. Le minimum que je puisse faire pour moi est de le retransmettre aux gens. Après si on me paye, je le ferai avec de l’argent. Mais, si on ne me paye pas, je le ferai aussi parce qu’à la base, je n’ai pas rémunéré quelqu’un pour avoir ces outils. Je vous remets un peu dans le contexte. Donc en 1991, lorsque j’ai commencé à kiffer les platines, il n’y avait pas d’école de Hip-hop. Il y avait quelques festivals qui se montaient mais il y avait pas d’école ou un lieu où on pouvait se dire : « On va dans ce lieu pour apprendre ». Non ! On apprenait en côtoyant les gens parce qu’il y avait des gens qui avaient ce don de pouvoir exercer les disciplines de la culture parce que peut-être ils utilisaient des médias (je ne dis pas Internet parce qu’Internet n’existait pas à l’époque), mais peut-être par des cassettes vidéo, des voyages aux USA, ils nous amenaient l’actualité de cette culture. Et je le fais tout naturellement aujourd’hui. Si un jeune aujourd’hui que je croise dans la rue me dit « Hervé j’aimerai devenir DJ », je lui inculquerai toutes les bases comme on me les a inculquées lorsque j’étais jeune. Parce que pour moi, cette culture n’est pas née dans une école, elle est née dans la rue. Donc la meilleure école pour cette culture, c’est la rue. Et il y a des personnes qu’on peut rencontrer dans la rue. L’exemple que je vais vous donner, je vais trouver un jeune à qui je vais lui inculquer les bases. Cette personne, à un moment, va mixer comme moi. Mais, justement dans cette culture, là où les gens sont très très forts, ils prennent les bases de DJ Premier, de DJ CutKiller ou de DJ X ou Y mais pour développer sa propre personne. Je sais que la personne à qui je vais inculquer les bases de DJ VR Thelegend, on n’appellera pas demain cette personne VR Thelegend. On l’appellera peut-être un nom lambda. Mais, à aucun moment, on dira que c’est VR Thelegend qui l’a inculqué parce qu’à un moment, cette personne va tellement se dépasser dans la performance qu’elle ne ressemblera plus à ce que je lui aurais inculqué. En tout cas, on ne verra pas ce que je lui ai inculqué parce que nous lorsqu’on inculque, c’est des bases. Un autre exemple que je vais vous donner par rapport à la danse, on peut inculquer à un danseur le cheval d’arçon. Je me rappelle qu’en 1990, quand on faisait le cheval d’arçon, on dansait avec les bras. On leur a inculqué le cheval d’arçon. Aujourd’hui, ils font le cheval d’arçon sans les bras. A l’époque, on ne le faisait pas sans les bras. Ça veut dire, qu’à un moment et c’est ça la force de notre culture, les personnes vont au-delà de la performance. Il y a toujours ce challenge de faire mieux que son professeur, que les personnes qu’on a rencontrées dans la rue qui nous amènent justement à nous surpasser au niveau de la pratique et de trouver son juste équilibre. Donc la démarche de retransmettre ma discipline pour moi est d’une logique. Ce n’est même pas une question pour moi, c’est une logique.


Festival KHEPERANKH-STREET: Et pour conclure, si vous aviez un message à faire passer à la jeune génération, quel serait-il ?


DJ Hervé: Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir des médias Internet ou télévision ou XY qui peuvent nous faire montrer toutes les vitrines de ce monde. Donc, à la jeune génération, je lui dirai de ne pas s’enfermer dans « un moule » parce que c’est vrai, aujourd’hui on est en France, on a une vitrine française. Mais justement, grâce aux médias Internet, on peut, en un clic, aller au bout du monde et voir ce qui se passe au bout du monde ou voir avant que cette culture soit en place sous cette forme comment elle était avant. Je sais qu’il y a des archives du Hip-hop en 1991, dans les années 90 parce qu’il y a des personnes qui ont gardé encore des photos ou qui ressassent des faits. Donc je dirai à tous ces jeunes de ne pas hésiter à aller vous renseigner parce que cette culture n’est pas née en 2009 ni en 2000, elle est née en 1980. En tout cas, les personnes qui aujourd’hui nous permettent de vivre cette culture sous cette forme, elles se sont battues et ont perdu des plumes. Il y a beaucoup de personnes, d’amis qui sont décédés ou qui aujourd’hui ne ressentent plus vraiment le besoin d’évoluer dans cette discipline ou dans cette culture parce qu’ils ne la voient plus comme avant. Et donc je pense que cette évolution ne nous nuit pas parce que je pense que toute évolution est bonne mais il faut la garder selon des bases que nous avons déjà. Donc le jeune qui kiffe le Hip-hop, qu’il y aille ! Mais qu’il voit, qu’il sache qu’il y a des personnes qui se sont battues pour que cette culture soit aujourd’hui au devant de tout le monde parce qu’en 1980, il n’y avait pas de radio Hip-hop. Il y avait deux-trois radios Hip-hop et ce n’était même pas des radios : c’était des émissions spéciales dans des radios. Il n’y avait pas de MTV Base, il n’y avait pas toutes ces émissions qu’on peut voir aujourd’hui qui diffusent du Hip-hop à tire-larigot. Il fallait se lever. Je me rappelle il y avait une émission qui s’appelait Rapline qui tournait à 1h du matin ou à minuit. Et nous, on avait l’école le lendemain mais ça ne nous empêchait pas de rester devant la télévision et de regarder cette émission. Pourquoi ? Parce qu’on croyait en cette culture. Aujourd’hui, c’est vrai que la vitrine est beaucoup plus grande mais il ne faut pas qu’ils se plantent. Petite anecdote : je me rappelle qu’en 1980, on disait que cette culture ne va pas évoluer. On lui donne encore dix-vingt ans et le Hip-hop sera mort. Et bien aujourd’hui, vingt ans plus tard, le Hip-hop est encore vivant. Je pense que s’il est encore vivant, c’est parce qu’il y a des personnes qui y croyaient. Donc respectez ces personnes qui se sont battues pour cette culture ! Je pense qu’il est bien de leur rendre hommage par une information à la découverte de ce qu’elles ont apporté comme je disais avec Texaco, la personne avec qui je marche au quotidien, qui a créé avec des collègues le premier magazine Hip-hop qui s’appelait « Get busy ». Ces personnes sont encore là. Elles n’évoluent plus dans le magazine mais elles évoluent toujours dans cette culture. Et je pense que c’est important de le savoir. Aujourd’hui, il y a des gros magazines comme Rap mag ou autres à qui je ne crache pas du tout. Mais il faut savoir que ces magazines ont réussi à être en place parce qu’il y a des personnes qui ont pris l’initiative de mettre en place des referencing à l’époque en parallèle à des gros magazines comme VSD ou autres qui avaient une beaucoup plus grande visibilité. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir Rapmag ou Rap US ou d’autres magazines qui donnent une vitrine du Hip-hop à qui je leur tire mon chapeau. Mais il faut savoir que tous ces magazines ont eu cette chance parce qu’il y en a d’autres qui se sont battus pour avoir une image peut-être pas comme l’image qu’on a aujourd’hui. Comme je l’expliquais tout à l’heure, l’évolution du Hip-hop est une évolution. Mais, aujourd’hui, si le Hip-hop est en face de vous grâce à la télévision et la radio que vous écoutez au quotidien, c’est parce qu’il y a des personnes qui se sont battues pour. Donc ne les oubliez pas et prenez parfois l’initiative d’aller vous renseigner ou d’aller voir au-delà du bout de votre nez. Parce que c’est vrai qu’on vous donne des choses à manger, il ne faudrait peut-être pas tout manger et peut-être choisir à des moments ce que vous voulez manger et ce que vous ne voulez pas manger.


Festival KHEPERANKH-STREET: Merci beaucoup pour cette interview, Hervé !


DJ Hervé: Tout le plaisir était pour moi et n’hésitez pas !


Festival KHEPERANKH-STREET: Donc, c’était le Festival KHEPERANKH-STREET avec Hervé et à très bientôt ! Au revoir !


NEFERMANTATA-SESHAT

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