Interview de Nefershu’Ankh, directrice du Festival KHEPERANKH-STREET

nsa2Culture: Que de rencontres époustouflantes dans le cadre de ce tout nouveau numéro du KHEPERANKH-STREET E-MAG dédié au Festival KHEPERANKH-STREET de ce 13 juillet 2009 (auquel nous vous attendons tous avec impatience n’est-ce-pas?). Et le bal de nos ravissantes organisatrices se poursuit avec le meilleur pour la fin en cette immense pointure de la danse Hip-hop et BIG BOSS de ce festival tout à fait révolutionnaire : la légendaire chorégraphe-scénographe Max-Laure BOURJOLLY aka Nefershu’Ankh dont les pièces ont fait vibrer le monde entier de par leurs impressionnantes innovations.
D’ailleurs, c’est dans le cadre de sa toute nouvelle création que le KHEPERANKH-STREET E-MAG rencontre cette entité remarquable qui fait la fierté des nôtres. En effet, KHEPERANKH-STREET, qui a vu le jour en septembre 2007, va souffler sa première bougie cet été 2009 dans le cadre de la première édition de son festival. Un anniversaire qui s’annonce au « top » selon l’initiatrice de cette démarche d’un genre nouveau.

Festival KHEPERANKH-STREET: Hotep à vous tous! En ce lundi 10 juin 2009, le Festival KHEPERANKH-STREET rencontre Max-Laure BOURJOLLY aka Nefershu’Ankh, directrice du Festival KHEPERANKH-STREET.
Hotep Nefershu’Ankh!

Nefershu’Ankh: Hotep Nefermantata-Seshat!

Festival KHEPERANKH-STREET : Pouvez-vous nous parler de votre parcours dans la culture Hip-hop ?
Nefershu’Ankh : Je danse depuis les années 80. Mes sorties s’effectuaient dans les clubs mythiques comme le Bataclan, le Globo, le Rex, la main bleue et bien d’autres… J’ai intégré le monde professionnel avec la première compagnie de danse urbaine Black Blanc Beur dans laquelle je suis restée pendant 10 ans et tourné dans le monde entier, notamment sur le continent africain. Parallèlement, des artistes et des groupes phares de la scène Hip-hop et soul tels que MC solaar, IAM, TRIBAL JAM feront appel à mes compétences en tant que danseuse et chorégraphe pour leurs clips et concerts. Et, c’est ainsi que je me suis fait connaître par un plus large public en plus de mon parcours dans l’underground et les hauts lieux de la culture en France.
Toujours en parallèle de la compagnie Black Blanc Beur, j’ai fondé la Compagnie BOOGI-SAI en 1991 qui est vite devenue une référence en matière de danse Hip-hop. Avec elle, j’ai parcouru le monde, créé trois grandes pièces chorégraphiques que vous devez connaître, notamment UNE BASKET POUR CENDRILLON, et formé à la scène ainsi qu’à la Cité Véron dans mes cours de danse live accompagné de Dj Keudj, plusieurs générations de danseurs Hip-hop tel que Bruce du Juste Debout, El funky juice, Dj Keudj et Physs respectivement Champion du monde en Breakdance et en New school, P-lock, locker foudroyant et Nancy anciennement chorégraphe de pop star, et bien d’autres…
Et puis, je suis en quelques années devenue une danseuse pionnière incontournable, reconnu aussi pour avoir développé plusieurs compétences dans le domaine des danses de la culture Hip-hop. C’est vraiment une chance extraordinaire, c’est du jamais vu pour ceux de ma génération chez une femme! Je veux dire par là qu’en plus d’avoir été reconnu en tant que danseuse, je suis également devenue chorégraphe, formatrice de formateurs, directrice de compagnies de danse et organisatrice d’événementiel. Des organisateurs de battle me demandent pour être jury. Beaucoup d’artistes non issue du Hip-hop comme les Pow wow, Ophélie Winter, Princess Erika, Nadiyâ pour ne parler que d’eux feront plusieurs fois appel à moi pour collaborer sur leur projet de clips et de concerts. Aujourd’hui, j’ai vingt-cinq ans de métier grâce au Divin et j’ai pu ajouter encore une autre corde à mon arc : celle de la scénographie.

Festival KHEPERANKH-STREET : L’univers de la chorégraphie et de la scénographie Hip-hop est majoritairement masculin. Avez-vous rencontré des difficultés en tant que femme ?
Nefershu’Ankh : C’est une question qui m’a souvent été posée. En fait, je n’ai pas rencontré de difficultés à proprement parler. Car contrairement aux idées reçues, dans le Hip-hop, les hommes apprécient de voir briller une danseuse et, généralement, beaucoup participent à son élévation. Ce qui est mon cas ! Sur ma route, j’ai rencontré de très bons danseurs avec lesquels j’échangeais et qui m’ont beaucoup inspiré. J’ai toujours été admirative de l’énergie masculine et me suis toujours jurée de m’entraîner d’arrache-pied tout comme certains d’entre eux pour accéder à un bon niveau.

Festival KHEPERANKH-STREET : Comment, malgré toutes ces difficultés, avez-vous réussi à vous hisser au sommet de cette hiérarchie en devenant l’unique chorégraphe-scénographe femme de ce monde dans le domaine des danses Hip-hop ?
Nefershu’Ankh : Tout d’abord, j’aime cette culture, j’aime danser, j’aime être en en groupe et puis surtout, j’ai suivi mon cœur malgré les embûches. Il faut un tempérament pour ça. J’ai vécu ma passion à 100%. Personne ne pouvait me dévier de ma trajectoire à part si Atona-Ankh le Divin en avait décidé autrement ! Lorsque l’idée d’une création germe en moi jusqu’à sa phase de réalisation devant un public, cette une inspiration qui me vient d’en haut, je me dois d’aller au bout. Pour résumé, c’est ma mission, ma vocation ! J’en suis extrêmement ravie ! C’est une vraie chance !

Festival KHEPERANKH-STREET : Vous êtes l’initiatrice et la directrice de KHEPERANKH-STREET qui existe depuis septembre 2007 maintenant. Quelles sont les raisons qui vous ont amenés à créer cette structure ?
Nefershu’Ankh : Dans le Hip-hop, nous avons toujours été dirigés par des structures puissantes sur le plan économique qui sont elles-mêmes étrangère à nos traditions de rue. Nous n’avions de prime abord qu’une seule possibilité : celle de vendre nos spectacles et faire des compromis parfois douloureux. Après réflexion, l’idée était pour moi de créer une plateforme où les jeunes pourraient se documenter, recevoir un bon enseignement en pratiquant leur véritable histoire, c’est-à-dire étudier la culture urbaine et la culture ancestrale sur toute une année avec les protagonistes dans le cadre d’une école Hip-hop, sans rien dénaturer, et pour être enfin être eux-mêmes.
Aujourd’hui c’est chose faite ! Plus qu’une plateforme Hip-hop de ressources artistiques et culturelles panafricaine, KHEPERANKH-STREET est un mouvement qui se vit déjà par ses différents pôles dont le Festival et son école.

Festival KHEPERANKH-STREET : En regardant le myspace et le site internet du Festival KHEPERANKH-STREET, on constate qu’effectivement qu’une école a été créée et qu’elle se destine à la nouvelle génération. Pourquoi, en tant que pionnière du Hip-hop, avoir choisi de transmettre aux jeunes ? Pourquoi cette cible est-elle d’une importance capitale à vos yeux ?
Nefershu’Ankh : Par reconnaissance pour tous ceux du peuple kemite, donc noir pour préciser au passage, et pour nos chers Faras de l’Antiquité qui ont su nous léguer un patrimoine artistique et culturel riche et inépuisable. Etant moi-même un maillon de la chaîne, il me semble logique de contribuer à la transmission de notre culture et faire que la jeune génération entretienne à leur tour leur héritage et l’inscrive dans leur quotidien. Et j’essaye avec l’équipe KHEPERANKH-STREET aux côtés de Nefermantata-Seshat et de Kiese Ntima Neferkarê d’empêcher que cela devienne pour eux juste du folklore ou quelque chose de trop élitiste.

Festival KHEPERANKH-STREET : Quels sont ses pôles ? Pouvez-vous nous les citer ?
Nefershu’Ankh : Il se développe au sein de KHEPERANKH-STREET le pôle multimédia, d’ailleurs ce sera l’occasion de profiter lors du festival, de l’espace multimédia. Le public pourra surfer vers tous les supports de communication de KHEPERANKH-STREET ce jour -là et découvrir l’univers créé par la divine Kiese Ntima Neferkarê qui porte cette partie.
• Nous avons aussi le pôle Jeunesse porté par Niya MERENRÊ, un pôle de terrain très important qui ne cesse également de grandir. Les jeunes y sont à l’honneur en permanence.
• Et puis, le pôle culture, un pôle majeur porté par la fleur atonienne Nefermantata-Seshat, chercheuse en histoire pour KHEPERANKH-STREET et également journaliste dans le cadre de notre E-Mag.
Il donne la possibilité aux structures culturelles ainsi qu’aux artistes et historiens de collaborer en proposant des projets pour contribuer au développement de la culture en général. Mais aussi de réaliser des projets dans le cadre de KHEPERANKH-STREET à Paris, en collectivité et sur le continent africain, Kemet de son vrai nom.

Festival KHEPERANKH-STREET : Toujours sur ces mêmes supports de communication, à savoir le site internet et le myspace, on constate que maintenant vous vous faites appeler Nefershu’Ankh. Pouvez-vous nous donner la signification de ce nom et nous expliquer le choix de ce nom ?
Nefershu’Ankh : Ce nom signifie le parfait souffle vital. Il vient de mes ancêtres kemite, donc noirs et c’est un grand honneur pour moi de leur rendre hommage. J’en suis très fière ! D’ailleurs, mon fils qui a un mois et demi, que j’aime énormément, porte un nom ancestral aussi. Nouvelle génération et transmission oblige !

Festival KHEPERANKH-STREET : La première édition du Festival KHEPERANKH-STREET tourne autour de la culture ancestrale et urbaine dans le multimédia pour cette année. Pouvez-vous nous expliquer ce choix tout à fait original?
Nefershu’Ankh : Tout d’abord, les nouvelles technologies m’ont toujours attirées. J’utilise de la vidéo depuis 2001 dans mes spectacles. Ces nouvelles technologies font intégralement partie de nos vies. La jeune génération ainsi que le Hip-hop ont su s’en approprier et développer un fort potentiel dans ces domaines.
KHEPERANKH-STREET, par le biais de son pôle multimédia et de son pôle jeunesse, donne la possibilité à ces jeunes créateurs potentiels d’imaginer à leur guise des nouveautés toujours en rapport avec les valeurs prônés par KHEPERANKH-STREET basées sur la culture urbaine et ancestrale. Donc, l’idée est que tout ce que nous faisons puisse s’appuyer sur les valeurs de la plateforme et se conjuguer. Voilà ! Ce qui jusqu’ici n’a pas encore été fait par une autre structure culturelle française.
Donc, ce que je peux vous dire c’est : venez nombreux découvrir le Festival et vivre avec nous ce moment inédit dans la capitale !!

Festival KHEPERANKH-STREET : Qu’est-il prévu au programme de ce festival qui s’annonce fort intéressant ?
Nefershu’Ankh : Le contenu est très intéressant, nous aurons cette année pour la première édition 2009 une scénographie imaginée pour l’événement avec notamment des projections d’images d’époque de la culture Hip-hop faisant hommage aux pionniers !!!
Un univers où nouvelles technologies, trône royal et totem illustrant les animaux de la savane africaine en bois massif se combinent magistralement.
Et tenez-vous prêts ! Le Festival a prévu aussi de faire danser son public en organisant une session live ! La chef d’orchestre, c’est moi-même en personne ! Ca va être fabuleux ! De plus les prestations seront de mises marqué par un artiste pour le vocal urbain, par un historien pour la culture et un groupe de danse pour les Danses Hip-hop.
Au niveau de l’ambiance, tout est fait pour que le public puisse passer d’un espace à l’autre notamment à l’espace détente. Dépaysement et bien-être assuré ! Pour les amoureux de T-shirt collector, et pour la première fois, un nombre limité à l’effigie du festival sera mis en vente à l’espace marchandising de KHEPERANKH-STREET ainsi que d’autres produits de qualité.
Le fameux espace culinaire de KHEPERANKH-STREET propose un menu à 7 euros composé du plat et une boisson.
L’entrée est de 10 euros en prévente, et 12 euros sur place. Un tarif jeunesse de 8 euros est prévu pour les 11/14 ans et c’est gratuit pour les plus petits jusqu’à 10 ans. Pour plus d’informations et pour la prévente, cela se passe sur le site internet : www.kheperankh-street.com

Festival KHEPERANKH-STREET : Combien de personnes attendez-vous ? Et qui sont vos partenaires pour cet évènement?
Nefershu’Ankh : Pour cet évènement, nous attendons 300 personnes en turn-over. Et nous avons comme partenaires : Boogi-Saï, Ambassade du Mozambique, Maison d’Aï, Ethik concept, Blackwarell, Shomari, Africamaat et bien d’autres…
Festival KHEPERANKH-STREET : En quoi le Festival KHEPERANKH-STREET constitue le rendez-vous à ne pas manquer pour le monde de la Culture et la jeunesse en cet été 2009 ?
Nefershu’Ankh : Vous savez, quand vous être friand de l’inédit, de tout ce qui est en avant-garde, de la culture Hip-hop et la culture noire, de multimédia, et que vous êtes en accord avec l’idée de transmission en direction des jeunes générations et bien, vous êtes dans le même état d’esprit que KHEPERANKH-STREET et pour le Festival et son école c’est top !
Et puis, le festival et son école est pour tous ceux qui se sentent concernés par le travail que propose la plateforme. Je vois plusieurs catégories de personnes à qui cela s’adresse, notamment les cultureux, la jeunesse et voire tous. Car il y a un proverbe africain qui dit qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant !

Festival KHEPERANKH-STREET : En guise de conclusion, quel est le message que vous souhaitez faire véhiculer par ce festival ?
Nefershu’Ankh : Ce festival a adopté une démarche fédératrice et regroupe des activistes de la culture Hip-hop et des gens issues d’un autre milieu et qui ont décidé d’œuvrer pour transmettre la culture. Je le redis, KHEPERANKH-STREET est plus qu’une plateforme Hip-hop de ressources artistiques et culturelles panafricaine, c’est aussi un mouvement qui se vit déjà et qui commence déjà à faire parler de lui et à inspirer d’autres structures.
Le message que je veux faire passer aux jeunes générations ainsi qu’à tous, c’est qu’il est urgent de connaître son histoire, de l’inscrire dans notre quotidien et de la vivre le plus tôt possible.

Festival KHEPERANKH-STREET: Merci beaucoup Nefershu’Ankh!
Donc, c’était Nefermantata-Seshat du Festival KHEPERANKH-STREET qui a interviewé Nefershu’Ankh, directrice du Festival KHEPERANKH-STREET!
A très bientôt!

NEFERMANTATA-SESHAT

Un commentaire
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  1. Great Job, I appreciate from Amon Re Heart, May Amon re Bless this site Forever. Je ne sais ce que je pourrai vous apportez. Sinon je passerez le Message à tout le Monde.
    Peace and Love
    Amon Re=Amen Ra
    Love, Wisdom and Power
    Prosper Horus

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